Fourchette Verte un label de qualité

                   Le label

Fourchette verte est un label de restauration de qualité, qui cherche à concilier plaisir et santé, dans le cadre de la promotion de la santé et la prévention de certaines maladies (cancers, pathologies cardio-vasculaires, obésité).

En améliorant les connaissances en matière d’alimentation et de santé, Fourchette verte tente de modifier non seulement le comportement des restaurateurs mais également, par effet démultiplicateur, celui des consommateurs.

Le label est accessible à tous les tenanciers d’établissements de restauration servant des assiettes ou des plats du jour équilibrés respectant les critères d’une alimentation saine (pyramide alimentaire suisse).

Au 31 décembre 2017, la Fédération compte 16 sections cantonales qui œuvrent quotidiennement sur le terrain. Grâce à elles, ce sont plus de 1500 établissements qui répondent aux critères Fourchette verte et qui proposent une alimentation équilibrée, offrant un total de plus de 120 000 places assises. Découvrez le tableau récapitulatif.

Dans le cadre de la procédure de labellisation, les établissements sont accompagnés et contrôlés par un-e diététicienn-e diplômé-e ES/HES. En fonction de l’établissement et de la déclinaison du label, il peut y avoir des contrôles (tests) pour les repas annoncés et/ou non annoncés. La décision quant à l’obtention (ou le retrait) du label pour un établissement est prise par une commission de labellisation.

Genève

Fourchette verte Genève
45, rue Agasse
CH – 1208 Genève
Tél. 022 329 11 78
Adresse e-mail: ge@fourchetteverte.ch 

Historique des restaurants scolaires dans le Canton de Genève

Apparues il y a plus de cent ans, les cuisines scolaires ont été un mouvement mis sur pied pour venir en aide aux enfants miséreux. En effet, à la belle époque, comme dis la formule, le taux de pauvreté dépassant l’inimaginable. Pour quelques centimes, des repas sont servis les jours d’ouverture des classes.

Les responsables des cuisines scolaires étaient bénévoles et avaient la responsabilité de donner à manger aux enfants à midi et distribuaient en goûter le soir pour les « classes gardiennes » de l’époque. La surveillance des enfants était assurée par les « régents », nos actuels instituteurs. À l’époque, déjà, les associations de cuisines scolaires avaient des problèmes à résoudre tels que la gratuité des repas servis aux régents ainsi que l’admission des régents en tant que commissaires bénévoles au sein des associations.

Aujourd’hui encore, les cuisines scolaires créées à la fin du 19e début du 20e siècle existent encore. Il s’agit des cuisines scolaires des Eaux-Vives, Pâquis, Saint-Gervais, Cropettes et Plainpalais. Leur mode de fonctionnement est toujours identique à ce qu’il fût à ses débuts. L’association est formée d’une assemblée générale, d’un comité qui s’occupe d’organiser la distribution de repas aux enfants. Il le fait en rétribuant les salaires des cuisiniers, aides de cuisine, plongeurs ou femmes de ménage. Le comité a la responsabilité de la qualité des repas, de l’hygiène dans les locaux de fabrication et de la propreté des salles à manger. Le service dans les salles est assuré par une petite centaine de commissaires dans certaines des cuisines scolaires. Ces personnes, toutes bénévoles, forment des équipes qui fonctionnent un jour par semaine par quinzaine. Le recrutement se fait par cooptation et affinités professionnelles. Le comité et les commissaires sont formés de personnes bénévoles qui ne touchent aucun salaire ou indemnité due à leur fonction dans l’association. Dans certaines associations, ils versent même une cotisation contribuant à abaisser le coût des repas.

L’organisation des restaurants scolaires apparus il y a une petite vingtaine d’années diffère quelque peu de ses ancêtres. En effet, les anciennes cuisines scolaires, de par leur nombre, ne pouvant plus faire face à l’afflux grandissant d’enfants venant de tous les coins du canton. Aussi, des associations de parents d’élèves se sont regroupées pour fonder les premiers restaurants scolaires. Là encore, nous avons affaire à des comités de bénévoles qui font fabriquer ou qui confectionnent eux-mêmes les repas servis aux enfants. Toutefois, le nombre de bénévoles est nettement plus restreint que dans les anciennes cuisines scolaires. Le service étant assuré principalement par les animatrices et animateurs du GIAP.

Ces associations, qu’elles soient cuisines ou restaurants scolaires ont un rôle à jouer dans un domaine très large, comme vous pouvez en juger par la liste des responsabilités leur incombant: La tenue d’un fichier des enfants et de leurs parents inscrits, la comptabilité et la facturation, les relations avec les services sociaux des communes, le personnel de cuisine les salaires et les assurances de ce personnel, la fabrication des repas, les relations avec les fournisseurs afin de négocier les meilleurs prix, l’autocontrôle des aliments utilisés, la collaboration avec le GIAP, les relations avec le coordinateur ou la coordinatrice, celle avec l’école abritant les locaux de l’association, etc.

Les associations ne sont, fort heureusement, pas seules. En effet, les communes viennent en aide pour la mise à disposition gratuite des locaux, l’installation de cuisines équipées, l’entretien dudit matériel et le subventionnement partiel des repas vendus à la jeune clientèle. Le Canton met à disposition les services d’une diététicienne, imité en cela par la ville de Genève.

Le GIAP, lui aussi, est d’une aide non négligeable et je profite de l’occasion qui m’est donnée pour remercier de leur aide toutes les collaboratrices et tous les collaborateurs de ce groupement. En effet, chaque jour ils accompagnent les enfants dans les salles à manger, les encouragent à connaître de nouveaux aliments et de nouvelles saveurs. Chaque jour, ils établissent les listes des enfants présents et absents. Ces listes nous sont infiniment précieuses, car elles nous permettent de facturer les mets servis et de demander les subventions y relatives. Je me permets donc d’insister sur le sérieux avec lequel ces listes doivent être mises à jour.

Le canton comporte une quarantaine d’associations qui ont toutes une manière particulière de fonctionner. Dans certains restaurants ou cuisines scolaires, les repas sont payés au moyen de jetons, dans d’autres cas, c’est un bulletin de versement au montant des repas à prendre. 40 associations, 40 modes de fonctionner, c’est la particularité du bénévolat auquel on ne peut pas imposer de règlement uniforme.

Les relations entre le Groupement intercommunal pour l’animation parascolaire (GIAP), le Département de l’instruction publique (DIP), la Commune et l’association des cuisines ou restaurants scolaires sont définies dans le document de référence qui est en vigueur depuis quelques années. Ce document défini de façon non exhaustive, le rôle que chacun des partenaires est appelé à tenir.

Si nous sommes bénévoles, nous n’en sommes pas moins soumis à une collaboration active avec les instances officielles qui régissent notre canton. C’est non sans fierté que les comités actifs dans les associations de cuisines et restaurants scolaires tiennent une position reconnue par nos autorités. Bien que les enfants ne soient plus dans la misère de fin du 19e siècle, notre activité reste utile et a su s’adapter à la situation d’aujourd’hui !